Le Génie d’Eugénie…les Bains

C’est un personnage très fin et très cultivé, Michel Guérard. Son univers et sa cuisine sont ainsi empreints de la poésie qui anime son quotidien.

C’est peut-être aussi, parce qu’il rêvait de devenir médecin qu’il deviendra Maître dans l’art de la cuisine minceur, faire du bien aux autres, les aider à aller mieux, un véritable sacerdoce !

Son destin sera incroyable, comme pour tous les grands artistes… Son habileté et sa détermination feront de ce grand homme, un précurseur de la nouvelle cuisine dans laquelle le produit est Roi !

Ici, la cuisine du Sud-Ouest est revisitée, on découvre des saveurs sincères sans lourdeur.

Ce chef internationalement réputé a l’humilité de reconnaître qu’il ne sait pas faire une omelette, on se surprend à lui laisser croire.

Esthète, altruiste, précurseur, Michel Guérard est l’une des fiertés de notre région.
 
PHRASE QU'IL A FAIT SIENNE

Ecrite sur le frontispice du palais de Chaillot à Paris
    « Dans ces murs voués aux merveilles
    J’accueille et garde les ouvrages de
    La main prodigieuse de l’artiste
    Egale et rivale de sa pensée
    L’une n’est rien sans l’autre. »
Paul Valery
A l’origine de la Nouvelle Cuisine

Michel Guérard naît en 1933 à Vétheuil, petite commune du Val d’Oise, près de Giverny. Ses parents étaient bouchers en Normandie pendant la seconde guerre mondiale, il deviendra donc expert en pièces de viande.

Parce que son frère aîné quitte l’école assez tôt, lui décide de poursuivre ses études et de se choisir un métier.

Son choix se porte sur la pâtisserie. « Pendant la guerre à côté de chez mes parents il y avait une pâtisserie et le fils était mon copain, il me donnait parfois des gâteaux que je dégustais. C’était un vrai moment magique pendant cette période si grise ».

Il fera son apprentissage chez Kléber Alix à Mantes la Jolie, c’est là qu’il deviendra Meilleur Ouvrier de France. Il fera ensuite son service militaire pendant 28 mois comme cuisinier dans la marine.

A son retour, il devient chef pâtissier au Crillon et après un passage au Lido, il décide de se mettre à son compte.

Du Bistrot aux étoiles …

Il rachète alors, un petit bistrot d’Asnières qui deviendra le très réputé restaurant le Pot-au-Feu.

Il commence par servir des sandwiches et des verres de rouge et décide un jour de faire sa propre cuisine. Son restaurant devient alors gastronomique (2 étoiles au Michelin en 1970) et l’adresse connue dans le monde entier. Incontournable, il rassemble la jet set, se tisse alors des amitiés avec les stars et le showbiz.

Sa rencontre avec Régine le mènera jusqu’à New York. 

La rencontre qui va bouleverser sa vie : Christine qui deviendra sa femme. En 1972, il décide de s’installer à Eugénie-les-bains, station thermale des Landes appartenant à son beau-père.

En 1975 il récupèrera ses deux étoiles et la consécration arrivera en 1977 avec 3 étoiles et un 19/20 au Gault et Millau.

Autrefois, les pâtissiers de cuisine étaient surnommés de façon très péjorative les « gnoleux » ceux qui étalent la pâte sur la gnole (planche en bois).

Ce manque de considération pour mon métier m’a donné des envies de revanche.
 
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