L’alchimie des mariages heureux

Des assiettes joyeuses, des noms percutants (clafoutis mi-figue mi-raisin, radeau de dorade…), le ton du chef est donné. Dans les yeux bleus d’Yves pétille la même étincelle que dans les recettes qu’il concocte.

Ca bouillonne autant dans la tête de ce créatif que dans ses marmites ! L’alchimie de sa cuisine tient dans le secret des mariages heureux. Il combine saveurs et textures avec l’assurance et le regard technique très affûté d’un chef qui voit loin, sans jamais oublier d’où il vient. 

Influences orientales

Yves Gravelier s’est réapproprié de façon unique la cuisine du terroir, en y incorporant quelques notes exogènes de ses rencontres et de ses voyages.

Le Japon et la Thaïlande furent une révélation, au point d’influencer sa cuisine. « On n’en revient jamais intact ». Cette expérience gustative orientale n’a fait que confirmer son goût pour les saveurs puissantes et acides.
 
L’influence exercée par les personnes avec qui il a travaillé l’a toujours poussé à sortir des sentiers battus, sans chercher l’originalité à tout crin pour autant.

Les deux années passées aux côtés de Freddy Girardet qui reste son modèle ont été déterminantes. Ce chef « passionné et fou furieux » a su l’initier à la cuisine révolutionnaire.

SES PRODUITS AQUITAINS

Chef urbain, Yves n’a pas le temps d’aller chercher lui-même ses produits chez le producteur, à la campagne.

Pour cela, il fait confiance à ses fournisseurs qui le font pour lui. Comme beaucoup de ses confrères, il déteste transformer un produit au point de le dénaturer. « Moins on touche aux produits, mieux c’est ! ».
Novateur mais pas barjot !

La cuisine d’Yves est originale, mais sans folie non plus. Loin des modes, la tendance dans laquelle il s’inscrit va vers l’épuration classique. Un novateur qui « ne tombe jamais dans le barjot », dixit Anne-Marie.

Indépendant viscéral, le seul impératif auquel Yves Gravelier accepte de se soumettre, c’est de renouveler le menu de sa carte toutes les trois semaines, « pour servir aux habitués de la nouveauté », une clientèle urbaine avertie. « A force de se tourner la tête dans tous les sens, on arrive à trouver des combinaisons qui font tilt. ».

Modestement, il rappelle pourtant que sa première mission est de nourrir les gens. Des estomacs qu’il emplit aussi de bonheur !
 

 
 
C’est la marraine de Yves, Michèle, qui lui a inculqué l’impulsion de réaliser ses désirs, la confiance en soi et la capacité de passer à l’acte. « Ce que je pense, je le fais ».

Cette bonne fée avec de « l’or au bout des doigts » a réussi tout ce qu’elle a entrepris.

Après avoir été pharmacienne, puis directrice d’une usine de poupées, (c’est elle qui a inventé le personnage de Casimir !), elle se lance dans la cuisine sur le tard, dans la lignée de ces femmes (comme Léa Linster) qui ont marqué le retour des femmes en cuisine dans les années 80.

 
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