Sa culture : une méthode artisanale

On le sème au mois de mars. Rituellement, les plantations sont effectuées le 19, le jour de la Saint-Joseph, sur couche chaude ou sous châssis. La germination ne se fera qu’entre 20 et 26°c.

On pratique ensuite la plantation en pleins champs entre avril et juillet sur un sol travaillé rempli de compost végétal.

Les piments doivent être récoltés à la main et être rouges au moins sur 80% de leur surface.

On va les trier tout de suite après, pour ne garder que les plus beaux. Ils seront alors vendus en vrac ; soit pour des préparations, coulis et autres purées, soit en corde ou en poudre.

Cultivés sur de petites exploitations, qui produisent au total entre 250 000 et 300 000 pieds, les piments sont récoltés de mi-août à fin octobre.

Un savoir faire transmis à l’oral

La mise en corde se fait à la main. On place 20 piments sur un fil alimentaire, attachés par le pédoncule.

On dispose ensuite les guirlandes sur les façades bien blanches des maisons basques pour les aérer et les sécher. Ces piments donnent alors au village un air de fête permanent.

Vient ensuite la préparation de la poudre. Le savoir-faire se transmet uniquement par oral, et ce, de génération en génération.
Si les piments ne sèchent pas en façade, on les laisse dans un endroit aéré.

Puis on les passe au four pour les déshydrater complètement et ensuite les broyer. On conserve alors cette poudre dans des petits pots en verre ou sous vide.
Fête du Piment d'Espelette
 
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