Une anguille particulière

Autrefois « plat du pauvre », la pibale est aujourd’hui particulièrement convoitée. Une aubaine pour la région et ses nombreux pêcheurs !
 
La pibale, une toute petite anguille

Cette larve à la chair transparente mesure moins d’un centimètre de long et pèse entre 0.20 et 0.30 grammes … Pour obtenir un kilo il en faut  alors beaucoup : jusqu’à 3000 alevins !
 
Contrairement aux autres migrateurs qui reviennent pour frayer en en douce, c’est dans la Mer des Sargasses, au large des côtes européennes, que les anguilles pondent.

Portées par le courant, les larves migrent alors vers nos côtes atlantiques pendant 7 à 11 mois. On ne les appelle civelles ou pibales qu’en automne !

Devenue adultes quelques années plus tard, elles pourront entamer leur voyage de retour vers la mer des Sargasses.

Un produit traditionnel

Jusqu’aux années 70, appelées « plat du pauvre » les pibales se pêchaient en abondance. N’ayant alors que peu de valeur financière, elles étaient consommées par tous, pouvant même être données aux animaux de basse-cour !

Progressivement la demande n'a cessé d'augmenter et a fait exploser les prix, engendrant surexploitation et braconnage.

Une ressource surveillée

En raison de la diminution constante du fait des pollutions, barrages et pêches abondantes, une réglementation se met en place.

D’autant plus que l’anguille conserve jalousement ses secrets : on ne sait toujours pas les faire reproduire en captivité pour donner naissance aux civelles !

Néanmoins c’est une espèce particulièrement résistante à la pollution, capable de regagner la terre humide pour rejoindre un étang !

La pêche à la pibale est autorisée lors de sa remontée des cours d’eau du 1er novembre au 31 mars et le braconnage est étroitement surveillé ! Quant aux zones de pêche, elles sont bien sûr limitées et des licences spéciales sont accordées.

Il semble aujourd’hui que les pibales viennent en grand nombre dans la région et qu’il existe même dans certains lieux de grandes concentrations !
 
Conservatoire de l’Estuaire de la Gironde
 
à propos/crédits   cocin'art   plan du site   contact