Tendre fleuron de la gastronomie aquitaine
 
L’histoire de l’agneau de Pauillac, c’est celle de l’osmose parfaite entre un terroir et un élevage.

Le terroir en question, c’est celui des vignes du Médoc. La culture, celle des brebis des Pyrénées et même du Massif Central.
 
Fruit des transhumances d'antan
 
Chaque hiver depuis XVIIIe siècle, d’octobre à mai, les transhumances animent la vie des bergers. Ils se rendent, avec leurs troupeaux, jusque sur les terres médocaines, au milieu des vignes.
 
Trop gourmands, les agneaux sont enfermés
 
Ils y pacagent délicieusement et du coup, les rangs sont désherbés et même engraissés. En échange, les bergers offraient aux propriétaires terriens du lait, du fromage et même des pièces de viande.
 
L’hiver est aussi le moment où les brebis agnellent. Gourmands, les petits goûtent rapidement aux jeunes pousses de vigne… un problème pour les viticulteurs médocains. On décide donc d’enfermer brebis et agneaux dans des bergeries : ils se nourriront exclusivement du lait de leur mère. On les appellera les agneaux de lait.
 
Les agneaux étaient abattus principalement à Pauillac, port de transit. C’est aussi à Pauillac que se construisent des abattoirs.

La tradition des transhumances n’a pas perduré et s’éteint au milieu du XXe siècle. Mais on apprécie toujours autant l’agneau de lait de Pauillac. Dans le Larousse gastronomique de 1938, on dira même de lui que c’est « le type le plus parfait » des agneaux de lait.
 
Tout recommence !

Heureusement, l’histoire a une suite ! En 1985, on repense fortement à l’agneau de lait du Médoc et on crée la marque " Agneau de Pauillac ". En 1997, la fête de l’agneau de Pauillac est instaurée et les défilés de brebis reprennent dans les rues de Pauillac.

Fin des années 90, tout s’accélère : un Label Rouge est créé, une IGP aussi. En 2002, les terres pauillacaises accueillent une toute nouvelle bergerie, la seule à Pauillac !
 
Fête de l’Agneau de Pauillac
 
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